Table Ronde autour de Dr Stacy L. Smith

LA REPRÉSENTATION DES FEMMES DANS LE CINÉMA
ET LEUR REFLET DANS LES MÉDIAS

Avec 

Michael Barker, Sony Pictures Classics
Kirstin Benson, Getty Images 
Jacqueline Coley, Rotten Tomatoes
Anita Gou, Productrice
Modérée par Claudia Eller, Variety 


Une table ronde consacrée à la question de la représentation des femmes dans le cinéma et leur reflet dans les médias, animée par Claudia Eller, rédactrice en chef de Variety, a permis pour la première fois d’élargir de manière extensive un Talk aux écosystèmes de l’entertainment qui font exister le cinéma : la critique, la photographie, et plus globalement tous les postes clés des studios. Autour de Stacy L. Smith, chercheuse et professeure à l’USC Annenberg, et créatrice du concept d’Inclusion Rider, se trouvaient Michael Barker, co-président et co-fondateur de Sony Pictures Classics, Jacqueline Coley, critique pour Rotten Tomatoes, Kirstin Benson de Getty Images et Anita Gou, une productrice. Stacy L. Smith a introduit la discussion en faisant état des avancées dans l’industrie, et des combats qu’il reste à mener : « La bonne nouvelle est que cette année, sur le Top 100 des films, 40% ont été dirigés ou co-dirigés par des femmes. Nous n’avions pas vu cela en 12 ans ! La moins bonne nouvelle est que seuls 25% des rôles de direction dans les grands studios sont féminins et que seulement 4% des critiques de cinéma sont des femmes de couleur. » Développant le sujet du nécessaire changement des mentalités et de la place qu’il fallait faire, entre autres, aux réalisatrices, Michael Barker a raconté son souvenir du Talk Women In Motion d’Agnès Varda en 2015, qui disait avec un sourire qu’elle se considérait évidemment comme une réalisatrice, mais qu’elle voulait être considérée au même rang que Francis Ford Coppola !  Kirstin Benson a quant à elle souligné que les études de Stacy L. Smith lui avaient fait réaliser qu’il n’y avait que 2 femmes sur 250 photographes sur le tapis rouge du Festival. La productrice Anita Gou, a défendu la démarche de confier volontairement plus de postes à des femmes pour atteindre, à terme, la parité: « L’idée de faire des quotas est une solution temporaire. C’est une nécessité dans une longue histoire de choses qui ne changent pas » dit-elle. Et Jacqueline Coley de confirmer : « Je comprends l’appréhension de passer par les quotas, mais je pense aussi que [le manque d’égalité et de diversité, ndlr] est un trop gros problème – c’est l’un des plus gros problèmes de notre industrie. Et nous avons besoin d’un séisme pour faire bouger cette situation ».
 

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