Robin Wright



Quand l’actrice Robin Wright arrive sur le plateau de Women in Motion de Kering, l’ombre de Claire Underwood, la femme du président des États-Unis de House of Cards, plane. L’une est devenue difficilement dissociable de l’autre, et c’est bien ce rôle de femme puissante, qu’elle a inventé de toutes pièces avec David Fincher, qui l’a propulsée pour la première fois derrière une caméra. Sobre dans un tailleur noir, elle est venue à Cannes pour défendre en tant que réalisatrice The Dark of Night, son premier court métrage qui aborde à la façon d’un thriller l’inégalité entre les genres : « Ils ont levé 50 000 dollars en crowfunding et nous l’avons tourné avec l’équipe de House of Cards, qui est un peu comme ma famille, et qui s’est portée volontaire en travaillant gratuitement pendant un week-end ! » Un exercice de liberté pour Robin Wright qui avait donc fait ses premiers pas de réalisatrice dans le cadre créé par Fincher. Comme elle le raconte, sa relation avec Kevin Spacey est celle d’une sœur et d’un frère. Alors quand elle l’a vu réaliser son premier épisode, elle a aussitôt réagi : « Pourquoi pas moi ? Ce que tu fais, j’aimerais le faire ! » Mais elle ajoute : « C’est quand ils m’ont dit OK que j’ai été soudain pétrifiée. Heureusement l’équipe m’a entourée et j’ai continué. » En trois saisons, Robin Wright apparaît neuf fois au générique en tant que réalisatrice. Quand Fincher l’a convaincue d’endosser le rôle de Claire Underwood, il lui a vendu ce rôle, non pas comme celui d’une femme dans l’ombre d’un homme, mais d’un personnage féminin fort, beaucoup plus riche, au même niveau de jeu et d’espace que celui du président. « Claire est la meilleure des deux. Francis dévore, attaque, quand elle reste calme, observe, en étant tout aussi féroce » dit-elle. Sur la question du manque de femmes réalisatrices dans l’industrie du cinéma – 7% des films sont dirigés par des femmes aux États-Unis – Robin Wright est confiante. Celle qui vient de finir de tourner le film de super héros au féminin de Patty Jenkins, Wonder Woman, pense que le temps est venu, que nous devons continuer d’en parler, et multiplier les discussions sur la place des femmes dans le cinéma: « On doit encourager la jeune génération à s’exprimer. Le féminisme signifie l’égalité : à travail égal, salaire égal. Il faut que les choses bougent maintenant du côté des décideurs et des financiers du cinéma qui sont majoritairement des hommes. Il est temps que les choses changent et que la nouvelle génération s’empare du sujet. »  


Biographie de Robin Wright

Robin Wright arrive sur la Croisette alors qu’un teaser haletant de la saison 5 de House of Cards vient d’être diffusé, dans lequel son personnage, Claire Underwood tient les spectateurs en haleine.

Robin Wright, qui réalise régulièrement des épisodes de la série, présente cette année à Cannes son premier court-métrage, The dark of night, sur un scénario de Denise Meyers.

De son premier grand rôle dans Princess Bride, film culte de Rob Reiner, à sa première nomination pour un Oscar de la meilleure actrice pour Forrest Gump, en passant par ses rôles dans des films indépendants plus risqués, comme Les vies privées de Pippa Lee de Rebecca Miller et Le congrès d’Ari Folman, Robin Wright s’est forgé une carrière riche qui l’a amenée à devenir réalisatrice audacieuse.

Membre du Jury en 2009 sous la présidence d’Isabelle Huppert, elle revient au Festival en tant que réalisatrice mais aussi actrice dans « Blade Runner 2049 », de Denis Villeneuve, et dans « Wonder Woman », réalisé par une femme, Patty Jenkins.

Ce jeudi 18 mai sera l’occasion pour elle de partager son expérience et sa vision de la place des femmes au cinéma, en ouverture des Talks Women in Motion.

Ce rush est uniquement destiné à usage télévisuel et ne peut en aucun cas être publié intégralement sur tout autre support


Vidéo du Talk



PHOTOS

© KERING 2017 - contacts | Mentions légales