Crédits : Vittorio Zunino Celotto/Getty Images

Les femmes du 7ème art ont triomphé au cours de la 4ème édition
​de Women in Motion 

Le Prix Women in Motion a été remis à la réalisatrice américaine Patty Jenkins, tandis que le Prix Jeunes Talents a été décerné à la réalisatrice catalane Carla Simón.

Carey Mulligan, Chris Lee, Z. Tao, Vivian Qu, Salma Hayek Pinault, Emilia Clarke et Aïssa Maïga ont quant à eux partagé leurs expériences et leurs points de vue autour de la représentation des femmes du cinéma.

Plus de 300 invités du monde du cinéma et des médias ont été accueillis au cours des Talks Women in Motion. Cette nouvelle saison s’est ouverte sur un Talk en présence de l’actrice Carey Mulligan, qui s’est notamment exprimée sur le stéréotype de la femme parfaite que les actrices sont tenues d’incarner sur grand écran : « Il est très rare à l’écran qu’une femme interprète un personnage imparfait. Les femmes sont en quelque sorte censurées. (…) J’ai interprété des personnages de roman au comportement répréhensible. Les scènes qui ont été tournées ont été coupées au montage. Quand j’ai demandé pourquoi elles avaient disparu, on m’a dit : ‘Le public n’aime pas quand les femmes ne sont pas sympathiques.'… » Elle a également souligné l’importance de la discussion et des solutions qui doivent en émerger : « C’est bien qu’il y ait des débats, mais c’est encore mieux quand ils donnent naissance à des actions concrètes », citant l'exemple du Royal Court Theatre à Londres, qui met en place une charte de bonne conduite signée par l'ensemble de l'équipe.

Au cours d'un Talk consacré à l'industrie du cinéma chinois, modéré par la Rédactrice en chef de Vogue China Angelica Cheung, la réalisatrice, scénariste et productrice Vivian Qu, figure emblématique du cinéma indépendant chinois, a souligné l'importance de juger le travail des cinéastes plutôt que leur genre : « Il existe certainement des différences entre réalisateurs et réalisatrices, mais on ne peut pas généraliser et dire que les femmes ont certaines qualités et que les hommes en ont d'autres. Je pense qu'un bon réalisateur est une personne dotée d'une vision moderne, qui respecte les femmes dans ses films plutôt que de s'en servir comme accessoires. Je pense qu'être un bon réalisateur n'a rien à voir avec le genre. » La chanteuse et actrice Chris Lee, qui participait également au Talk, a insisté sur l'importance de diversifier les rôles incarnés par les femmes au cinéma. Un avis partagé par l'acteur et chanteur Z. Tao au cours de cette discussion : « Les femmes devraient pouvoir être elles-mêmes, faire ce qu'elles veulent et insister pour le faire. »

Au lendemain de la montée des marches historique des 82 femmes du monde du cinéma à laquelle elle participait, l’actrice et productrice Salma Hayek Pinault a salué la prise de conscience qui s’est opérée au cours de l’année passée. « Les choses ont déjà changé parce que les gens pensent autrement. Ils se posent surtout les bonnes questions. Et nous regardons avec un œil nouveau toutes ces évidences du passé sur lesquelles personne ne réagissait. Le débat qui a été ouvert reste crucial et doit continuer. » Femme engagée depuis de nombreuses années en faveur de la cause féminine, notamment au travers de la Fondation Kering dont c’est cette année le 10ème anniversaire, Salma Hayek Pinault a souligné l’importance de l’engagement des hommes aux côtés des femmes dans cette cause. 

Au cours d'un entretien passionnant, l’actrice Emilia Clarke a pour sa part demandé à ce que les personnages féminins soient décrits de la même manière que les personnages masculins : « Je joue des rôles de femmes, c'est tout. Si elles ne sont pas fortes, comment sont-elles ? Est-ce qu'il y a d'autres possibilités ? On ne demande jamais aux hommes ce qu’ils ressentent à jouer des hommes forts , à moins qu'ils le soient physiquement ! » Emilia Clarke a également insisté sur la nécessité de proposer aux femmes des plateformes de prises de parole, mais aussi sur la mise en place d’un cadre légal plus strict : « Des obligations contractuelles sur l’égalité de traitement sur le lieu de travail seraient désormais l’élément le plus porteur de changements positifs. »

La quatrième édition des Talks Women in Motion s’est clôturée par une intervention de l’actrice Aïssa Maïga sur la question du racisme subi par les femmes noires dans le cinéma. Pour elle, le mouvement de libération de la parole des femmes entamé en 2017, venu d'outre-Atlantique, doit pouvoir se poursuivre en France : « C’est vrai qu’il y a énormément de choses qui nous viennent des Etats-Unis. Ils ont une longue tradition militante noire et une longue tradition militante féministe. Après, je pense qu’on a vraiment une voix à porter, nous, françaises, parce qu’on vit une réalité qui est différente. On a d’autres challenges. (…) Effectivement, ce sont des sources d’inspiration, mais je crois beaucoup en la créativité française, du point de vue des dépassements des blocages et des rejets. » Par ailleurs, elle encourage les différents mouvements féministes à se rencontrer afin de réunir toutes les forces nécessaires pour combattre les inégalités : « Il y a des ponts à construire. […] Moi je me sens prête à discuter avec des femmes qui sont très différentes de moi, qui adoptent des points de vue, des modes de vie qui vont à l’encontre de ce que je désire pour moi mais je pense que c’est très important. » Le soir-même, Aïssa Maïga a monté les marches en rang serré avec les quinze autres actrices noires qui ont mis par écrit dans le livre collectif Noire n’est pas mon métier leur difficulté à être vues autrement que dans des rôles trop souvent de seconde zone, stéréotypés.

Le dîner officiel Women in Motion s’est tenu le dimanche 13 mai, Place de la Castre, sur les hauteurs de Cannes. Sous les yeux de 200 invités, la réalisatrice américaine Patty Jenkins s’est vue remettre le Prix des mains François-Henri Pinault, Pierre Lescure et Thierry Frémaux. L’actrice Salma Hayek Pinault a quant à elle honoré la réalisatrice catalane Carla Simón en lui décernant le Prix Jeunes Talents, accompagné d’un soutien financier de 50 000 euros pour un projet cinématographique.

Parmi les invités au dîner étaient notamment présents les actrices Isabelle Huppert, Diane Kruger, Léa Seydoux, Golshifteh Farahani, Laetitia Casta, Claudia Cardinale, Chiara Mastroianni, Chris Lee, Anaïs Demoustier, Cécile Cassel, Chloë Sevigny, Virginie Ledoyen, Clémence Poésy ou encore les acteurs Vincent Perez, Pierre Deladonchamps, Matt Dillon, Z. Tao et Laurent Lafitte. Kering et le Festival de Cannes ont également accueilli les réalisatrices Agnès Varda, Ava DuVernay, Lisa Azuelos, Rebecca Zlotowski, Deniz Gamze Ergüven, Valérie Donzelli ou Vivian Qu ainsi que les réalisateurs Costa-Gavras, Robert Guédiguian, Andrey Zvyagintsev, Christopher Nolan et Ronald Chammah. Le créateur Anthony Vaccarello, les CEO d'Yves Saint Laurent et de Gucci Francesca Bellettini et Marco Bizzarri ainsi que les mannequins Aymeline Valade, Anja Rubik et Charlotte Casiraghi ont aussi répondu présent.


À propos de Women in Motion, une initiative de Kering 
Women in Motion a pour ambition de mettre en lumière la contribution des femmes au 7e art, devant ou derrière la caméra. Lancé en mai 2015 par Kering, en partenariat avec le Festival de Cannes, Women in Motion fait partie intégrante du programme officiel du Festival et rayonne dans le monde entier à travers différents événements. L’initiative repose sur deux piliers. Des Talks ouverts aux journalistes et aux professionnels du cinéma permettent à de grandes personnalités, parmi lesquelles entre autres Jodie Foster, Diane Kruger, Robin Wright, Salma Hayek Pinault, Juliette Binoche, Chloë Sevigny, Agnès Varda ou encore Frances McDormand, de confronter leurs expériences et leurs points de vue autour de la question de la contribution des femmes au cinéma, et de partager leurs recommandations pour faire avancer leur représentation au sein de l’industrie. Les Prix Women in Motion, deux récompenses décernées chaque année à une figure inspirante, qui incarne les valeurs du programme, ainsi qu’à une personnalité prometteuse du secteur, qui recevra également un soutien financier pour ses projets cinématographiques. 

À propos de Kering 
Groupe de Luxe mondial, Kering regroupe et fait grandir un ensemble de Maisons emblématiques dans la Mode, la Maroquinerie, la Joaillerie et l’Horlogerie : Gucci, Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, Alexander McQueen, Brioni, Christopher Kane, Tomas Maier, Boucheron, Pomellato, Dodo, Qeelin, Ulysse Nardin, Girard-Perregaux, ainsi que Kering Eyewear. En plaçant la création au cœur de sa stratégie, Kering permet à ses Maisons de repousser leurs limites en termes d’expression créative, tout en façonnant un Luxe durable et responsable. C’est le sens de notre signature : Empowering Imagination. En 2017, Kering comptait près de 29 000 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires pro forma de 10,823 milliards d’euros.

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